Publié par : Sophia Lessard Sexologue le : 26 mai 2011
Dernièrement un jeune me demandait pourquoi les testicules montent et descendent. Je me souviens de la première fois où j’ai remarqué ce
phénomène. Tout comme les battements du corps, cette danse m’a émerveillé. Avez-vous déjà pris le temps de regarder attentivement les testicules bouger à l’intérieur du scrotum? C’est fascinant! Lorsque l’un monte, l’autre descend. Mais pourquoi donc?
Alors que, chez la femme, ces deux petites boules se retrouvent à l’intérieur du corps et forment les ovaires, chez l’homme, les testicules se tiennent à l’extérieur du corps.
En effet, les spermatozoïdes doivent être produits à une température légèrement inférieure à celle du corps (37°) soit à environ 33 à 34 °C. Sans quoi, plusieurs études démontrent des effets négatifs sur la spermatogenèse et donc, une réduction importante de la fertilité chez l’homme.
Porter des jeans trop serrés est néfaste mais saviez-vous qu’un homme, ne devrait pas travailler avec son ordinateur portable posé sur les cuisses? En effet, un ordinateur dégage beaucoup de chaleur ce qui peut faire augmenter la température des testicules de 4.6 à 5°C en une heure.
Mise à part le phénomène de monter et de descente habituelle, il arrive à la naissance, qu’un garçon ait un testicule ou deux restés à l’intérieur du corps; on parle alors d’ectopie testiculaire. Si c’est le cas, une intervention chirurgicale sera nécessaire.
Voici l’explication :
Et voici l’opération :
Si ce n’est déjà fait, je vous invite à regarder la danse! Pour ajouter du piquant à l’observation, accompagnez votre regard d’un souffle chaud ou d’un léger glaçon! Vous constaterez que le scrotum se détend ou se contracte toujours dans le même but; celui d’offrir aux testicules la température parfaite afin qu’ils fabriquent les meilleurs spermatozoïdes qui soient!
Bonne découverte!
Sophia Lessard, Sexologue
Publié par : Sophia Lessard Sexologue le : 13 mai 2010
Je suis très inquiète des comportements sexuels de ma fille qui aura 7 ans en juin. L’été passé, à 2 reprises, deux de ses copines sont descendues de sa chambre en panique afin de m’aviser que ma fille voulait qu’elles lui touchent la vulve. J’ai parlé avec ma fille, lui demandant si un adulte lui avait fait cela, son père, son oncle, son frère, un cousin? Avec toutes ces questions, il ne semble pas y avoir eu d’abus selon ses réponses. Ce soir, nous avions une copine de classe à la maison et je les ai envoyées dans le bain en jetant un œil derrière la porte. Ma fille lui a demandé si elle était « game » de lui toucher la vulve. La petite lui a répondu : « Non ce sont des parties intimes! » J’ai encore une fois parlé seule à seule avec ma fille qui m’a juré, pour une 4ème fois, qu’elle ne le ferait plus… me racontant même que cette copine lui aurait déjà demandé de baisser ses culottes chez elle une fois… Je ne sais plus quoi penser…ma fille est obsédée ou quoi? Pourtant, nous parlons ouvertement de la sexualité à la maison, je l’ai allaitée jusqu’à 2 ans, je suis avec le même conjoint depuis 12 ans qui, lui, est très pudique et n’a jamais eu de comportements sexuels inadéquats. Je prends encore mon bain avec elle. Il nous arrive encore, de temps à autre, de nous promener nus dans la maison, elle, son frère de 10 ans ou moi, alors elle sait à quoi ressemble le corps humain. Désolée d’être un peu décousue mais je suis dépassée par les évènements… qu’en pensez vous? Merci, Myriam 31 ans, infirmière
Bonjour Myriam,
Il y a plusieurs aspects qui pourraient être abordés dans votre courriel.
La première question qui me vient en tête est : Vous êtes-vous procuré « J’explore… »? Si ce n’est pas encore fait, je vous le conseille fortement et vous suggère de réaliser tous les chapitres avec votre fille.
Bien qu’elle ait accès à une certaine intimité familiale et à une mère ouverte, ceci ne l’empêche pas, à sept ans, de vouloir découvrir son corps et celui des autres enfants. Cela n’a rien d’inquiétant en soi. Toutefois, sa soif de découverte peut faire en sorte qu’elle se place dans des situations problématiques. C’est exactement là où votre rôle de parent est primordial. Heureusement, elle peut compter sur vous!
Publié par : Sophia Lessard Sexologue le : 10 mai 2010
Connaissez-vous des enfants envahissants? Vous savez, ceux qui ne vous lâchent pas d’une semelle, ceux qui piétinent le territoire des autres enfants, ceux qui semblent connaitre personnellement tous les parents des autres enfants et courent se jeter dans leurs bras lorsque ces derniers viennent chercher leur enfant. Il vous est sûrement déjà arrivé de sentir qu’un enfant était physiquement un peu trop près de vous, qu’il entrait dans ce périmètre, cet espace autour de votre corps qu’on appelle communément notre « bulle ».
Les professionnels que je rencontre ont, la majorité du temps, le réflexe de se tenir loin de l’enfant envahissant. Ils sont mal à l’aise, cherchent à l’éviter et le grondent, car il envahit aussi la bulle des autres enfants. Mais dites-moi, en intervenant ainsi, quel enseignement lui donne-t-on? Quelle structure lui transmet-on? Et ces enfants « envahis » sortent-ils de cette expérience plus outillés?
Si vous ressentez un malaise, mieux vaut le dire à l’enfant. De plus, cela représente une merveilleuse occasion pour transmettre le concept de la bulle à ce groupe d’enfants. Voici une activité à faire avec eux.
Activité 1
Les enfants sont assis à bonne distance les uns des autres alors que vous êtes debout, devant eux.
Vous dites : « J’ai besoin qu’un ami se lève debout. Tous les autres, vous êtes des détectives, alors vous regardez notre ami, car il va se passer de la magie. Vous devrez me dire ce qui s’est passé exactement. »
Publié par : Sophia Lessard Sexologue le : 8 avril 2010
Publié par : Sophia Lessard Sexologue le : 10 mars 2010
| Bonjour Madame Lessard,
Laissez-moi me présenter s’il vous plaît: j’ai 42 ans je suis mariée maman de 2 enfants, une fillette de 10 ans et un garçon de 2ans et demi et j’exerce dans la merveilleuse profession d’éducatrice. Alors ma question serait: comment aborder le sujet des menstruations avec ma grande de 10ans. Étant moi-même issue d’une famille traditionnelle cela m’est difficile d’entamer une telle conversation?? Avez-vous une façon simple qui nous faciliterait la communication par le biais de livres peut-être illustrés avec des textes simples pour ma fille que je pourrai aller lui acheter. Comme je vous disais plus haut, j’ai tout découvert par moi-même a son âgeet au fur et a mesure que je grandissais, pourtant ma maman est une femme évoluée et bien dans sa peau. Peut-être qu’elle aussi n’était pas outillée, je ne lui en veux pas pour autant. Un beau merci Madame Lessard et a très bientôt! Marie A. |
Bonjour Marie,
Loin de la connaissance et de la performance intellectuelle, parler avec son enfant de sujets en lien avec la sexualité, la croissance et ses différentes manifestations est avant tout une rencontre de cœur à cœur. Votre fille à certes besoin de comprendre « la technicalité » se cachant derrière le phénomène des menstruations mais a une soif beaucoup plus grande de savoir comment c’était pour vous. Qu’avez-vous vécu ? Avez-vous eu peur ? Aviez-vous de fausses croyances concernant les menstruations ? Ouvrir votre cœur, c’est osez lui nommer votre inconfort, votre mal aise et votre désir de faire différent de votre mère, votre désir de vous dépasser. Je nomme souvent aux parents d’éviter le piège de vouloir tout nommer en même temps et ainsi d’alourdir la discussion. Ce n’est certes pas d’un discours aride que votre fille à besoin mais bien plus de ressentir votre ouverture à la discussion. Vous avez un rôle majeur dans la vie de votre fille ; celui de lui passer le flambeau d’être bien et de se sentir sereine dans son corps de femme sexué. Alors, évitez de lui transmettre le dégoût de son corps, de ses parties intimes.
Pour ce qui est de la suggestion de livre, je vous conseille d’aller feuilleter plusieurs livres et de choisir celui avec lequel vous vous sentez bien. Ne forcez pas la discussion, la magie se crée par elle même quand chacun est à sa place. Personne n’a le pouvoir de forcer la transmission. Nous ne pouvons transmettre que ce que nous sommes… Et même avec nos limitations… Nous sommes merveilleux et unique ! Bon dépassement, bon cheminement. Soyez nourrissante et complice avec vous même.
Un petit clin d’œil : D’après-vous qui chemine le plus ? L’enfant devant la nouveauté ou le parent devant le dépassement de ses limitations ? Qu’elle merveilleuse illusion la vie !
Bonne route,
© Sophia Lessard, Sexprime
Sexologue, maître en Programmation Neuro Linguistique (PNL), hypnothérapeute. Thérapeute, formatrice, conférencière et auteure.
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Propriété intellectuelle, littéraire et artistique – Droits d’auteur – © Sophia Lessard
Publié par : Sophia Lessard Sexologue le : 4 mars 2010
La vie de couple, quel défi! Entre le travail, les angoisses monétaires, la famille, les enfants, les amis et toutes vos pseudo obligations, combien de temps vous reste-t-il pour « l’essence-ciel »? Combien de temps reste-t-il à votre couple et à son épanouissement sexuel?
Tous les couples veulent avoir une vie sexuelle épanouie. Certains y arrivent et d’autres pas. Pourquoi?
Alors que dans ses débuts, la sexualité du couple était entretenue par la flamme du désir, du nouveau, du défi et du plaisir, voilà que quelques mois, quelques années plus tard, rien n’est plus. La sexualité, concept à la base même du couple, se vit de moins en moins souvent et avec de moins en moins de légèreté!
Avant, nous faisions l’amour sur la table, dans le corridor, sur une chaise, entre deux annonces publicitaires, dans la voiture. Le fou rire était au rendez-vous et nous aussi! Nous étions très spontanés, entourés par une bulle de plaisir. Nous vivions en harmonie sexuelle. Nous pouvions nous offrir des « p’tites vites », car nous savions que nous consacrions aussi beaucoup de temps pour vivre le caractère sacré de notre sexualité. Nous prenions le temps de nous caresser, de nous masser, de faire monter notre désir. Nous accordions beaucoup de temps à stimuler le plaisir de l’autre. Nous prenions le temps de nous laver de la tête au pied. Oh ! Que d’intenses plaisirs nous avions à jouer avec l’eau du bain! À bécoter nos corps partout, partout! Et à se prendre quelques petites croquées ici et là.
Maintenant, les choses ont changé. Nous avons tellement de contraintes et d’obligations qu’on a plus vraiment de temps pour ça. Il faudrait bien en prendre mais on est occupé par plein d’autres choses. Nous économisons! Nous avons la même huile à massage d’il y a 8 ans. Elle commence même à sentir le vieux! En fait, on ne s’en sert plus… Pas le temps! Quand on fait l’amour on ne met plus de chandelles; on le fait dans le noir, de toute façon on va dormir après! Les préliminaires se limitent à se flatter le dos ou le ventre quelques minutes et la main descend rapidement vers son objectif principal : le clitoris ou le pénis. Le temps passe, il ne faudrait surtout pas être fatigué demain matin! Oh ! Et puis toutes ces positions, on les abandonne aussi, on est tellement bien couché pourquoi bouger. C’est demandant aussi de se faire l’amour oral. Il faut se lever, sortir de son confort et attendre que l’autre ait enfin accès à son petit plaisir. La pénétration, c’est tellement plus simple!
Vous reconnaissez-vous? À combien estimez- vous le temps que vous consacrez à votre travail? À vos enfants? À vos difficultés financières? À vos amis? À aider les gens de votre entourage? À vous? Combien d’heures passez-vous derrière votre ordinateur? Devant la télévision? Prenez-vous encore du temps pour vous? Prenez-vous le temps d’avoir du plaisir à deux ? Est-ce que vous riez souvent ensemble ou êtes-vous envahis par vos obligations?
Peut-être est-il grandement le temps de revoir vos priorités ? Non pas de vous faire de fausses promesses. Quelle place voulez-vous donner au plaisir dans votre vie de couple? Est-ce que la personne qui partage votre vie est toujours la bonne? Si oui, faites quelque chose le plus vite possible! Vous êtes capable de redresser des défis au travail, vous êtes une personne efficace lorsque vous le voulez. Alors, utilisez vos capacités pour redresser la santé de votre vie sexuelle c’est urgent! Et cessez de vous dire : Y faudrait bien…!
© Sophia Lessard, Sexprime
Sexologue, maître en Programmation Neuro Linguistique (PNL), hypnothérapeute. Thérapeute, formatrice, conférencière et auteure.
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Publié par : Sophia Lessard Sexologue le : 7 janvier 2010
À l’age de trois, quatre ans, Sarah se frottait sur la courroie du siège d’auto et se frottait les parties intimes sur la ceinture de la chaise haute.
Quand venait le temps d’une activité avec son éducatrice, il n’était pas rare de la voir cesser de jouer afin de se rendre dans un petit coin pour se masturber.
Bien que son éducatrice ait cherché à quelques reprises de « lui changer les idées », concept malheureusement fortement préconisé par plusieurs professionnels, elle a décidé d’ignorer Sarah afin de se consacrer aux autres enfants. De toute façon, quand elle proposait à Sarah de réintégrer le groupe, la petite s’y opposait et pouvait devenir agressive si son éducatrice insistait… Il est déjà arrivé que Sarah lui donne des coups de pied afin qu’elle la laisse tranquille.
L’éducatrice a bien tenté de parler des comportements persistants de la petite à ses parents. Ces derniers lui répondirent qu’elle le faisait aussi à la maison et qu’ils la laissaient faire.
Par contre, il leur arriva de la disputer car ils devenaient exaspérés de ses comportements trop fréquents. Ils étaient inconfortables puisqu’elle pouvait se masturber n’importe où et devant n’importe qui… La plupart du temps, ils tentaient « d’ignorer ses comportements », un autre concept malheureusement fortement véhiculé par plusieurs professionnels… Ils cherchaient par-dessus tout à ne pas nuire par leurs interventions à sa future sexualité de femme, sachant comment l’oppression sexuelle pourrait lui nuire.
Sarah est aujourd’hui en première année. Lorsqu’elle écrit, elle se frotte sur sa chaise. Quand les enfants sont occupés à la lecture ou qu’elle s’ennuie, elle se frotte avec ses mains. Son professeur est surpris et désabusé. Que doit-il faire? Comment doit-il intervenir? Est-ce que ses parents sont au courant? Ils n’en ont jamais parlé. Et que faire des regards des autres enfants qui ne comprennent pas trop ce qui ce passe avec elle?
Sarah ressent qu’elle est différente et se sent inférieur par rapport aux autres enfants de sa classe. Elle ne peut arriver à se concentrer ou à faire une activité constante comme eux sans avoir recourt à la masturbation. Son estime de soi diminue d’autant plus qu’elle vit le rejet de ses pairs qui cherchent à la fuir; elle est trop bizarre pour eux.
Bien que je rencontre plusieurs adultes en consultation, ce sont entre autres, des enfants comme Sarah que j’aide. Bien avant de les rencontrer, j’outille les parents, les éducatrices, les enseignants et les autres professionnels à bien comprendre les différentes facettes de la sexualité des enfants et des jeunes afin d’arriver à intervenir adéquatement auprès d’eux.
Sarah a besoin d’aide et c’est urgent; tant d’interventions n’ont pas eu lieu… Elle est passée d’un simple comportement exploratoire à un comportement prenant une place omniprésente en elle.
Heureusement, ses parents, l’enseignant et moi pourrons l’aider à dépasser ce défi de taille. Mais est-ce vraiment nécessaire d’en arriver là? Je ne crois pas!
© Sophia Lessard, Sexprime
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Publié par : Sophia Lessard Sexologue le : 3 décembre 2009
Bonjour,
Ma fille a 4 ans demi et elle m’a dit qu’elle aimerait être un garçon. Je lui ai demandé pourquoi et sa réponse était plutôt évasive, du style « les garçons de la garderie peuvent amener un film et pas les filles », ce qui est faux.
Je voulais savoir quoi lui répondre et quoi en penser? Je sais qu’à cet âge, on commence à peine notre éveil pour la sexualité. Il y a environ six mois, elle m’a demandé si elle pouvait avoir une fille ou son chat comme amoureux plutôt qu’un garçon alors, je comprends qu’elle est en plein apprentissage.
Merci beaucoup de votre aide.
Julie